DOSSIER:Le Tibet et la poudrière chinoise

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DOSSIER:Le Tibet et la poudrière chinoise

Message par avec-amour-et-paix le Sam 19 Avr - 10:23

Le Tibet et la poudrière chinoise

Le régime de Pékin veut se servir des Jeux Olympiques pour montrer aux capitalistes du monde entier les « avantages » de l’exploitation d’une classe ouvrière massive sous la férule d’une dictature implacable. Le mouvement des travailleurs et paysans tibétains met en relief la macabre réalité du pays. La restauration du capitalisme, en Chine, a ruiné des centaines de millions de paysans, créant une vaste armée de migrants désespérés qui affluent vers les villes à la recherche de travail. Dans les entreprises, les travailleurs subissent une exploitation d’une extrême brutalité. La dictature et les mécanismes implacables de « l’économie de marché » ont énormément exacerbé l’oppression des nombreuses minorités nationales, dont les Tibétains. Dans ces conditions, le gouvernement chinois et les capitalistes qu’il représente craignent que la révolte au Tibet ne s’étende à travers le pays.


Le développement frénétique du capitalisme chinois a accentué les disparités entre les régions et les nationalités. Les six provinces occidentales, les cinq régions « autonomes » et la municipalité de Chongqoing représentent 70% de la surface du pays, 30% de la population – mais seulement 16% de la production nationale. Cette inégalité a alimenté les tensions sociales non seulement au Tibet, mais à travers toute la Chine.

Suite à l’accord entre la Chine et la Grande-Bretagne, à la conférence de Simla (1914), le Tibet « intérieur » et le Tibet « extérieur » ont été placés sous l’autorité du gouvernement chinois. L’administration du Tibet extérieur fut confiée au Dalaï-lama et son gouvernement. Le Dalaï-lama ne devait maintenir qu’une « autorité spirituelle » au Tibet intérieur. Dans la pratique, pendant les années 20 et 30, compte tenu de la guerre civile et de l’occupation japonaise, l’ensemble du Tibet était plus ou moins indépendant. Le Tibet de l’époque était loin du « paradis spirituel » que présentent certains apologistes du bouddhisme. Du fait de son isolement géographique, le Tibet est longtemps resté empêtré dans un système féodal particulièrement misérable. Les lamas et la noblesse possédaient les terres, le bétail et toutes les sources de richesse. Sous ce régime oppressif, les couches inférieures de la société vivaient comme des bêtes de somme. La superstition et les rites religieux, savamment entretenus par la classe dirigeante, fournissaient la justification idéologique et le « code social » du carcan féodal.

Après la révolution chinoise de 1949, Mao craignait – non sans raison – que les puissances impérialistes s’emparent du Tibet pour en faire une base d’opérations visant à déstabiliser le nouveau régime. L’armée rouge a été envoyée au Tibet pour prévenir cette éventualité. A l’époque, le Tibet intérieur fut déjà largement « sinisé » par des migrations successives de Chinois. Les troupes tibétaines sur place ont été écrasées, et le territoire annexé. Mais Mao a négocié au sujet du Tibet extérieur – aujourd’hui, la région dite « autonome » – dont l’administration est revenue au Dalaï-lama, et ce au détriment des intérêts des pauvres paysans de la région. Les lamas et la classe dirigeante conservaient leurs propriétés et leur pouvoir despotique. Dans le reste du Tibet, par contre, Mao a réalisé une réforme agraire. Les terres de la noblesse et des lamas furent confisquées et distribuées aux paysans. Le développement de l’économie, la construction de routes, d’hôpitaux et d’écoles, ont rompu l’isolement de la population et permis de l’arracher à l’oppression féodale et d’élever son niveau culturel.

En 1956, les lamas et les anciens propriétaires terriens du Tibet intérieur ont organisé – avec l’appui de l’impérialisme américain – une révolte destinée à rétablir leur domination. Cette révolte a été grandement facilitée par la concession que Mao avait faite au Dalaï-lama en lui laissant le contrôle du Tibet extérieur. Mais la masse des paysans n’a pas soutenu l’insurrection et la révolte fut écrasée.

Dans notre texte Origines et conséquences de la restauration du capitalisme en Chine, nous avons expliqué que le régime de Mao avait été porté au pouvoir par une révolution dans laquelle la classe ouvrière chinoise, ayant subi un défaite terrible dans la révolution de 1925-28, n’a joué aucun rôle significatif : « Le renversement du capitalisme a […] été mené "d’en haut", de façon bonapartiste, sans aucune participation active des travailleurs, sans l’existence de soviets ou de structures analogues, en vertu de la seule puissance militaire de l’armée paysanne, dont Mao était le chef incontesté. Ainsi, la révolution chinoise de 1949 a porté au pouvoir, directement et dès le premier jour, un régime bureaucratique dont les caractéristiques essentielles étaient identiques à celles du régime de Staline, en URSS. » (La Riposte, février 2006.) Le caractère totalitaire du régime de Mao et le maintien de l’oppression de minorités nationales donnaient aux impérialistes la possibilité d’instrumentaliser la question tibétaine à leurs propres fins.

Sous un régime authentiquement socialiste, dans lequel l’Etat et l’économie auraient été sous le contrôle des travailleurs et des paysans, il aurait été possible d’organiser la société sur des bases entièrement nouvelles, dans le respect des droits démocratiques des minorités nationales. Mais la dictature maoïste concentrait tout le pouvoir entre les mains de la caste bureaucratique. Les travailleurs, les paysans et les minorités nationales étaient soumis à sa volonté et ses intérêts. Pour conserver son emprise sur le Tibet, le régime de Mao a agi avec une brutalité caractéristique, détruisant les sites et symboles de la culture tibétaine, rasant des monastères, piétinant et insultant les convictions religieuses du peuple. On ne peut pas effacer le sentiment national ou les idées religieuses par de telles méthodes. Au contraire, ces méthodes ne pouvaient qu’alimenter le nationalisme et la religion. La brutalité du régime a renforcé les tendances sécessionnistes, au Tibet.

La guérilla tibétaine a culminé dans l’insurrection du 10 mars 1959, à Lhassa. Cette insurrection fut écrasée dans un bain de sang. Soutenu par l’impérialisme américain, le Dalaï-lama est parvenu à quitter le pays. Les Etats-Unis ont armé et financé la guérilla tibétaine et ses opérations contre la Chine jusqu’en 1972, date du « rapprochement » entre la Chine et l’administration Nixon. Le soutien au « Tibet libre » n’avait rien à voir avec les « droits » des paysans et travailleurs du Tibet. Pour l’impérialisme américain, ceux-ci n’étaient que la petite monnaie du « grand jeu » qui l’opposait aux pays dans lesquels le capitalisme avait été aboli.

Avec la défaite de l’insurrection de 1959, les propriétaires terriens et les lamas ont été expropriés. Mais la répression dirigée contre le peuple tibétain a redoublé de férocité : arrestations, incarcérations, tortures et exécutions à une échelle massive. Une nouvelle révolte a éclaté en 1969, en réaction à la folie destructrice de la « révolution culturelle ».

L’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping inaugurait une nouvelle phase dans l’histoire du régime chinois. Des négociations – infructueuses – ont été ouvertes avec le Dalaï-lama, et la relance de l’économie tendait à atténuer, pendant quelques années, les tensions au Tibet. Mais à partir de la fin des années 80, le processus de restauration du capitalisme en Chine – qui est aujourd’hui un fait accompli – a énormément renforcé les inégalités sociales. En 1989, la police a brutalement réprimé une manifestation de jeunes Tibétains. La loi martiale fut décrétée au Tibet. Ces événements présageaient ceux de la Place Tienanmen, quelques mois plus tard. C’est précisément une répétition de ce genre de contagion qui effraie l’actuel gouvernement chinois. Les travailleurs tibétains vivent en dessous du niveau des migrants chinois qui s’installent au Tibet, et tendent à former une sorte de sous-classe surexploitée et mal payée, dont une partie significative sombre progressivement dans la misère. La Chine est une immense poudrière sociale et politique. Elle pourrait exploser à tout moment, et l’étincelle pourrait venir du Tibet. C’est ce qui explique la férocité du gouvernement chinois.

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement chinois, le Dalaï-lama n’est pas à l’origine des émeutes. Il cherche à s’entendre avec la dictature chinoise. Avec la restauration du capitalisme, l’ancienne classe dirigeante tibétaine veut très « spirituellement » et « pacifiquement » profiter des fortunes réalisées sur le dos des travailleurs et des paysans. Les intérêts du Dalaï-lama et de l’élite tibétaine recoupent, sur ce point, ceux du gouvernement nominalement « communiste » – mais qui en réalité défend les intérêts des capitalistes chinois. Quant aux puissances impérialistes comme les Etats-Unis ou la France, elles ne feront rien contre la Chine. Alors que leurs économies se dirigent vers la récession, la dernière chose dont elles ont besoin serait d’un conflit avec leur principal bailleur de fonds. De leur point de vue, malgré quelques larmes de crocodile, plus vite le « problème » tibétain passera aux oubliettes, mieux ce sera.

De son côté, le mouvement ouvrier et les partis de gauche, en France comme à l’échelle internationale, devraient s’opposer fermement à toute forme d’oppression nationale et religieuse contre les travailleurs, les jeunes et les paysans tibétains. Il faut défendre le droit à l’autodétermination des Tibétains – leur droit de vivre libre de toute forme de discrimination –, tout en insistant sur la nécessité d’œuvrer à l’union de tous les travailleurs de Chine, indépendamment de leur nationalité ou de leurs convictions religieuses. Les différents degrés de pauvreté et d’exploitation que subissent les uns et les autres, loin d’être une source de division, devraient servir à les unir dans une lutte commune contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression. Cette lutte ne pourra aboutir que par le renversement du capitalisme en Chine. La révolution de 1949 a transféré le pouvoir à une caste bureaucratique et privilégiée, qui, comme celle qui avait triomphé en URSS, a fini par se transformer en une classe capitaliste. La prochaine révolution chinoise doit aboutir à l’émancipation politique de tous les travailleurs, de tous les opprimés, qui doivent exproprier les capitalistes et, cette fois-ci, s’assurer le contrôle et la maîtrise de l’économie et de l’Etat, à tous les niveaux.

Greg Oxley

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La Chine esquisse un geste

Message par avec-amour-et-paix le Sam 26 Avr - 9:38

Tibet. Pékin accepte des pourparlers avec le dalaï-lama, sans en préciser les modalités.
De notre correspondante à Pékin PASCALE NIVELLE
QUOTIDIEN : samedi 26 avril 2008


Soumis à une intense pression occidentale, Pékin lâche du lest sur le Tibet. Les pourparlers entre la Chine et le dalaï-lama reprendront dans «les prochains jours». L’agence officielle Chine nouvelle a tourné sept fois sa langue de bois dans sa bouche avant d’annoncer la nouvelle vendredi : «Au vu des demandes répétées du dalaï-lama, les départements concernés du gouvernement central auront des contacts et des consultations avec un représentant privé du dalaï-lama.» Les termes «clique» et «sécessionniste», dont la propagande chinoise a raffolé depuis les événements de Lhassa, le 14 mars, sont mis au rencart et le chef spirituel reprend figure humaine, même si le message reste intact. Pékin «espère qu’à travers ces discussions, le dalaï-lama prendra des décisions crédibles afin de cesser les activités séparatistes, les complots, la violence […] pour perturber et saboter les Jeux olympiques afin de créer les conditions pour de nouveaux pourparlers».
«Théâtre». A Dharamsala, le gouvernement des Tibétains en exil salue la proposition : «C’est ce que nous avons toujours souhaité. Il n’y a pas d’alternative au dialogue pour résoudre la crise au Tibet.» Aucune précision n’est encore donnée sur la nature, le lieu, ni l’identité des participants. «C’est soit une rencontre pour tâter le terrain, soit du théâtre politique pour réduire la pression internationale»,explique à l’AFP Brian Bridges, enseignant à l’université Lingnan de Hongkong, mais cela montre en tout cas que le gouvernement est plus sensible qu’on ne le pensait à l’opinion internationale.»

http://www.liberation.fr/actualite/monde/323334.FR.php

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Re: DOSSIER:Le Tibet et la poudrière chinoise

Message par Zototo le Mer 3 Sep - 23:48

bonjour ce que je pense à ce sujet c 'est la même chose que pour beaucoup de sujets il faut que les peuples européen ce concientise et apprennent à vouloir être concient des réalité du monde , c 'est inabmissible que aujourd 'hui de telle chose arrive , des ventes de projets nucléaires à des politiques chinois qui se foute de leurs peuples et il 'as été tout 'aussi inabmissible de que la France abcepte de faire les J O chez eux , il 'y as une grosse coruption médiatique biensure en europes mais sa n 'empêche en aucun cas à la population européenne de vouloir se concientisé et agir pour que se genre de choses imorales n 'arrivent pas , malheureusement aujourd "'hui il y 'as plus aucune solidarité peu 'importe la situation parceque les multinational les capitaliste se sont implanté dans notre société et en 'on pris le monopole et nous voilà dans un résonement qui es de consomé dans avoir la moindre réson et concience des réalité l 'éducation ne se fais plus le developpement humain de se fait plus non + il n y a plus rien , s 'est dégoutant .

Zototo
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Re: DOSSIER:Le Tibet et la poudrière chinoise

Message par Zototo le Mer 3 Sep - 23:53

alors que quand même on vois bien que s 'est imoral et que se qui se passe en chine est déguelasse , il faut concientisé les peuple et apprendre au adoslecent l 'importance de se battre pour des droit et non de croire que ses utopique car au contraire se qui es uthopique aujourd 'hui ses de faire croire à des gens que l on va pouvoir continué à vendre et à acheter avec des marchés mondiaux peu importe l 'état du monde et l 'impact que sa à en ocident au niveau du mode de vie et l 'impact que sa à aillieurs ,c 'est completement imoral !! le peuple dois concientisé sur les importance ,être fier d 'aimé son pays pour la juste cause qu 'il 'apporte à sont developpement dans le collectif pour son pays comme pour les autres pour afin de stopé ce bordel international , vraiment cruel

Zototo
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Re: DOSSIER:Le Tibet et la poudrière chinoise

Message par avec-amour-et-paix le Ven 14 Nov - 10:38

Tibet: le dalaï lama admet "l'échec" de sa politique autonomiste

3 nov. 2008

TOKYO (AFP) — Le dalaï lama, en visite au Japon, a estimé lundi que la revendication pour une plus grande autonomie du Tibet avait échoué et a demandé aux Tibétains d'être ouverts à toutes les options alors que des négociations se tiennent à Pékin.

Deux émissaires du dalaï lama participent, cette semaine, à un huitième cycle de négociations, engagée depuis depuis 2002, sur le statut du Tibet.

"Ma confiance envers le gouvernement chinois est devenue de plus en plus mince. La répression au Tibet s'accroît et je ne peux pas prétendre que tout va bien", a déclaré le chef spirituel tibétain lors d'une conférence de presse à Tokyo.

"Les Tibétains sont condamnés à mort. Cette ancienne nation et son héritage culturel sont en train de mourir", a ajouté le dalaï lama.

"Je dois reconnaître l'échec. Notre approche visant à apporter des changements a échoué, et, dans le même temps, les critiques au sein de la communauté tibétaine ont augmenté", a ajouté le dalaï lama.

Avant son départ d'Inde, le dignitaire bouddhiste avait indiqué envisager de durcir sa stratégie en la matière, notamment en examinant les revendications d'indépendance formulées par des groupes tibétains radicaux.

De jeunes exilés tibétains indépendantistes poussent depuis des mois pour une radicalisation du mouvement et menacent de déborder la vieille garde du chef religieux de 73 ans à la santé fragile.

Après plusieurs décennies de combat politique et religieux, le lauréat 1989 du prix Nobel de la paix a annoncé qu'il se mettait en "semi retraite" et que la future ligne politique face aux autorités chinoises serait discutée lors d'une réunion à Dharamsala (résidence d'exil) du dalaï lama dans le nord de l'Inde.

Un éventuel durcissement --en exigeant l'indépendance du Tibet plutôt qu'une simple autonomie-- sera débattu du 17 au 22 novembre par 300 représentants de la communauté tibétaine.

Mais "le mouvement tibétain demeurera non violent. C'est une dimension non négociable sur laquelle tout le monde est d'accord", a assuré M. Taklha, secrétaire particulier du dalaï lama.

"Nous sommes à la croisée des chemins", a expliqué Tsewang Rigzin, président du Congrès de la jeunesse tibétaine. Nous ne disons pas que la politique de la +voie moyenne+ est mauvaise, mais elle a échoué parce que la Chine fait en gros ce qu'elle veut", a-t-il dit. "L'indépendance est la seule solution et nous aimerions soumettre une proposition en ce sens en novembre", a ajouté M. Rigzin.

Le dalaï lama, 73 ans, qui vit exilé en Inde depuis 1959, est arrivé vendredi au Japon pour une visite d'une semaine consacrée à des conférences sur la spiritualité, son premier voyage depuis ses récents ennuis de santé.

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Re: DOSSIER:Le Tibet et la poudrière chinoise

Message par avec-amour-et-paix le Lun 17 Nov - 8:56

Le dalaï-lama a perdu espoir de parvenir à un accord avec la Chine sur l'autonomie du Tibet (Reuters)


Un demi-millier de dirigeants tibétains en exil ont commencé à se réunir dimanche 16 novembre à Dharamsala pour débattre d'une éventuelle radicalisation de leur lutte sur le statut du Tibet, après l'échec d'années de négociations avec la Chine. Les émissaires du dalaï lama, chef spirituel en exil du bouddhisme tibétain, ont déclaré dimanche que le dernier cycle de négociations avait échoué, et qu'il confirmait "l'incapacité du gouvernement chinois à répondre sérieusement aux efforts de Sa Sainteté le dalaï lama au cours des dernières décennies" a déclaré Lodi Gyaltsen Gyari, l'un des envoyés spéciaux.

Echec de la demande pacifique d'autonomie

Le possible durcissement des revendications tibétaines - en exigeant l'indépendance du Tibet plutôt qu'une simple autonomie - doit être discuté à partir de lundi et jusqu'au 22 novembre au cours du plus grand rassemblement en 60 ans de la communauté tibétaine dans la ville himalayenne de Dharamsala, dans le nord de l'Inde, où le dalaï lama vit réfugié depuis 1959.
L'unique et célébrissime figure de la cause tibétaine, âgé de 73 ans et à la santé fragile, avait révélé fin octobre qu'il réfléchissait à une stratégie plus radicale que sa diplomatie traditionnellement conciliante avec Pékin, qui a annexé le Tibet en 1951.
Cette réunion vise à recueillir les "véritables opinions et points de vue du peuple tibétain à travers des discussions libres et franches", a déclaré dimanche le dalaï lama, alors que les délégués commençaient à arriver.
Début novembre au Japon, le dalaï lama avait carrément "reconnu l'échec" de la revendication autonomiste pour son pays natal et demandé aux six millions de Tibétains d'être ouverts à toutes les options.

Le mouvement "restera non violent"

Certes, le mouvement tibétain "restera non violent", mais le lauréat 1989 du prix Nobel de la paix a "perdu espoir" de trouver un règlement avec la Chine, répète depuis quinze jours son plus proche conseiller, Tenzin Taklha.
Des émissaires du dalaï lama et des représentants chinois discutent officiellement depuis 2002 mais les pourparlers de la semaine dernière en Chine ont capoté, Pékin affirmant qu'il ne ferait "jamais de concession" même sur une "semi-indépendance" du Tibet.
Les émissaires du dalaï lama ont déclaré dimanche que les négociations avaient confirmé "l'incapacité du gouvernement chinois à répondre sérieusement aux efforts de Sa Sainteté le Dalaï Lama au cours des dernières décennies".
Dans ce contexte, "la réunion (de Dharamsala) va s'avérer être un tournant", pense Sonam Dolkar, de l'organisation "Gu Chu Sum" des anciens prisonniers politiques tibétains, l'un des groupuscules de la mouvance indépendantiste.
"Le temps est venu pour le peuple tibétain de réfléchir à son avenir et de décider de la direction à prendre", prévient-il.

Bête noire de Pékin

"Nous sommes à la croisée des chemins", confiait ces derniers jours à l'AFP Tsewang Rigzin, président du Congrès de la jeunesse tibétaine, porte-drapeau d'une jeune garde indépendantiste, amère, frustrée et qui menace de déborder l'ancienne génération du vieux dignitaire bouddhiste.
Une motion réclamant l'indépendance devrait être présentée durant la réunion, mais le conclave n'a aucun pouvoir de décision et devra s'en remettre aux Parlement et gouvernement tibétains en exil.
Par avance, la Chine a prévenu jeudi que ce sommet de Dharamsala ne mènera "nulle part", tout en appelant son voisin indien à ne pas tolérer sur son sol des activités "indépendantistes".
Le dalaï lama est la bête noire de Pékin, qui l'accuse d'être un dangereux séparatiste, sous couvert de la religion. Mais l'homme à l'éternel sourire, toujours vêtu de sa robe couleur safran, est respecté par la majorité de son peuple et reste une icône en Occident.
Homme politique pragmatique et fin diplomate, il a renoncé depuis longtemps à l'indépendance pour privilégier une politique dite de la "voie moyenne" consistant à réclamer l'"autonomie culturelle" du Tibet, y compris pendant la révolte du printemps à laquelle il a donné un retentissement mondial avant les jeux Olympiques.
Les exilés tibétains, dont bon nombre de jeunes, sont plus de 100.000 en Inde. La plupart y sont nés et n'ont jamais mis les pieds au Tibet. (avec AFP)
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