Quelles seraient les conséquences d’un décès de Kim Jong-iI ?

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Quelles seraient les conséquences d’un décès de Kim Jong-iI ?

Message par alpha le Ven 7 Nov - 9:47

Quelles seraient les conséquences d’un décès de Kim Jong-iI ?

Les spéculations sur l’état de santé du dictateur nord-coréen Kim Jong-il se multiplient depuis son absence le 9 septembre dernier, lors des cérémonies du soixantième anniversaire du régime. Les rumeurs attribuant un état de santé critique à Kim Jong-il sont entretenues par les dirigeants occidentaux tels le Premier ministre japonais Taro Aso, qui a aujourd’hui affirmé devant le Parlement nippon que son état de santé n’est pas très bon. Mais nous ne pensons pas qu’il soit incapable de prendre des décisions. Les Etats-Unis et la Corée du Sud valident quant à eux la thèse de l’attaque cérébrale.


Face à ces déclarations, l’agence de presse nord-coréenne KCNA ne cesse de démentir tout propos insinuant une dégradation de l’état de santé de Kim Jong-il, diffusant d’ailleurs le 11 octobre dernier une photo du dirigeant nord-coréen. Les autorités sud-coréennes ont répliqué qu’il s’agissait d’un cliché pris bien avant son attaque célébrale. En parallèle, des images diffusées en début de semaine par la chaîne privée Fuji TV indiqueraient qu’un neurochirurgien français, contacté la semaine dernière dans un hôtel parisien par le fils aîné de Kim Jong-il, Kim Jong-nam, se serait envolé deux jours après cet entretien à destination de Pyongyang dans le but de soigner Kim Jong-il, une information qu’a confirmé Taro Aso.

Si Kim Jong-il, au pouvoir depuis 1994, venait à décéder, la Corée du Nord assisterait certainement à une nouvelle crise. Déjà, la passation de pouvoir entre Kim Jong-il et son père (1994-1997) avait été particulièrement difficile, du fait d’une crise alimentaire sans précédent qui avait causé le décès de plus de 2 millions de personnes. La lenteur du processus de passation de pouvoir entre père et fils (trois ans) avait incité les Occidentaux à affirmer que Pyongyang aurait alors masqué de violentes émeutes.

Mais, contrairement à son père, Kim Jong-il reste flou sur sa succession, ayant jusqu’alors refusé de désigner parmi ses trois fils un successeur. Il sait que son régime va s’effondrer dans les années qui viennent, d’où peut-être sa volonté de préserver ses enfants qui auront plus d’avenir en Suisse, affirme un étudiant à la Kookmin University.

Si la situation actuelle présente quelques similitudes avec la crise de 1995, il faut cependant souligner que l’élection à la tête de la Corée du Sud en novembre dernier, du conservateur Lee Myung-bak, freine sensiblement l’avancée des relations inter-coréennes. Alors que la Corée du Sud avait investi dans une zone industrielle à Kaesong en 2000, développé le tourisme vers la Corée du Nord, approfondi les relations diplomatiques et économiques entre les deux nations, la "politique du rayon de soleil", promue par les deux présidents successifs Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun, ne bénéficie plus de la même popularité en Corée du Sud. Les dix milliards de dollars accordés au Nord par le Sud ces dix dernières années n’ont pas provoqué les effets escomptés.

Pourtant, en cas de crise provoquée par le décès de Kim Jong-il, la question de réunification de la Corée se poserait tout logiquement. Et le Sud, dont l’économie est 25 fois plus importante que celle du Nord devrait consacrer à son voisin une somme astronomique qui compromettrait fortement son développement économique.

Sur la scène internationale, le programme nucléaire promu par Kim Jong-il et qui a abouti, le 9 octobre 2006, à un premier essai nucléaire nord-coréen, a accéléré l’isolement diplomatique de la Corée du Nord. Cet essai nucléaire, comme l’avait alors très justement souligné le ministre des Affaires étrangères français de l’époque, Philippe Douste Blazy fut un acte de très grande gravité pour la sécurité internationale. Et si l’année 2007 avait laissé envisager une normalisation de la situation, Pyonyang a annoncé le mois dernier la relance du processus de réactivation de la centrale nucléaire de Yongbyon.

La grave situation alimentaire dans laquelle se trouve le pays est un facteur de crise indéniable. Tout comme en 1994, les récoltes céréalières ont lourdement chutées (-25 %) et le prix du riz a décollé de plus de 42 %. La quantité des habituelles distributions de rations de riz, qui permettent de nourrir plus de 70 % de la population ont chuté de 21 %. En dépit de la situation, les autorités refusent tout aide alimentaire accompagnée de contrôleurs humanitaires, chargés de vérifier si la nourriture est belle et bien redistribuée aux populations.

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