150 € pour une heure de VélôToulouse

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Message par alpha le Mer 28 Mai - 9:46

150 € pour une heure de VélôToulouse
Circulation. Ludovic, 24 ans, avait bien remis le deux-roues en place. 15 jours après, on lui a débité le cautionnement, le vélo ayant été volé après lui.

Pendant des mois, Ludovic, 24 ans, a utilisé sans problème les VélôToulouse. « J'aimais bien le principe, explique-t-il. Pour circuler en ville, c'est vraiment pratique. Et puis, j'hésitais à acheter mon propre vélo de peur de me le faire voler ».150 € pour une heure de VélôToulouse DDM

Aujourd'hui, le jeune Toulousain n'est « pas près d'utiliser à nouveau » le système, échaudé par la mésaventure qu'il a vécue le 6 mai. Ce soir-là, vers 19 h 20, Ludovic quitte son studio pour se rendre au supermarché le plus proche. Non loin de chez lui, du côté du Jardin des Plantes, il loue un VélôToulouse, l'utilise pendant environ une heure et le restitue selon les règles. « J'ai raccroché le vélo normalement. Quand je l'ai laissé, il ne bougeait plus. C'est vrai que je n'ai peut-être pas entendu le bip », reconnaît-il.
« Cela peut arriver à tout le monde »

Le lendemain, notre cycliste assidu (il était alors abonné à la semaine) tente de louer un nouveau VélôToulouse pour se rendre à son travail, dans le tourisme. La borne lui oppose un refus parce que son précédent emprunt « est toujours en circulation ». Au téléphone, la société Decaux, qui exploite le système, lui recommande de porter plainte contre X, le vélo litigieux ayant sans doute été volé dans la foulée. Ludovic se rend donc au commissariat, pensant prouver ainsi sa bonne foi.

Le 21 mai, la mauvaise nouvelle s'affiche sur son relevé de compte en banque : les 150 € de cautionnement ont été débités. « J'ai bien essayé de faire opposition, mais c'est impossible, dit-il. À partir du moment où vous utilisez votre carte bleue, vous êtes coincé. Et cela peut arriver à tout le monde ».

Patrick Trégou, directeur régional de Decaux, relativise la mauvaise expérience de Ludovic : « Depuis novembre, on a comptabilisé plus de 875 000 locations de VélôToulouse et seulement une quinzaine d'utilisateurs ont été confrontés au problème des 150 € débités. La seule contrainte que nous demandons aux cyclistes est de suivre la procédure, de prendre quelques secondes pour vérifier que le vélo a été bien raccroché. Dans le cas contraire, c'est la dernière personne qui a loué qui doit être responsable. Les Toulousains l'ont bien compris, qui utilisent le système en respectant les règles ».

Vélo Toulouse essaie de sensibiliser les Toulousains aux modes de transports doux. Photo DDM, Thierry Bordas.
Les précautions à prendre

- Assurez-vous que le voyant vert s'allume bien quand vous remettez le vélo sur la bornette.

- Ecoutez-bien si un double « bip » s'est produit quelques secondes plus tard.

- Allez à la borne pour récupérer un ticket horodaté de bonne restitution. En cas de doute (trop de soleil pour voir la lumière, trop de bruit pour entendre le « bip bip »), cela garantira que tout est en ordre. Faute de temps, beaucoup de cyclistes oublient cette dernière opération. Avec à la clé, le risque de débourser 67 € (quand le vélo mal raccroché est remis dans le circuit par un agent VélôToulouse) ou 150 €, quand le vélo disparaît complètement.
Bientôt des stations vélo sur une ligne TER

Si vous avez essayé d'emprunter un Train express régional (TER) avec votre vélo aux heures de pointe, vous aurez sans doute connu des difficultés. L'Association Vélo Toulouse, qui demande au conseil régional d'améliorer les conditions de transport des cyclistes toulousains, a donc manifesté samedi matin, place du Capitole. « Il est urgent de résoudre le problème d'engorgement pour les vélos dans les TER aux heures de pointe et de donner la possibilité aux usagers cyclistes d'apporter leur vélo avec eux dans le train », estime l'association qui milite également pour une « forte amélioration des services en gare pour stationner les vélos ou pour en louer ».

Au printemps dernier, Vélo Toulouse avait lancé une enquête auprès des usagers de la région. Le conseil régional, de son côté, avait effectué une étude sur l'utilisation des modes de transports doux, dont le vélo, en combinaison avec les TER. Les cyclistes semblent avoir été entendus par la Région. Charles Marziani, conseiller régional chargé des transports collectifs les a reçus. Il leur a annoncé qu'une expérimentation de services en gare sur la ligne Toulouse Matabiau-Saint-Sulpice-Castres-Mazamet sera lancée au deuxième semestre 2008, jusqu'à la fin 2009.

« La Région a voté 1 million d'euros (dont la moitié pour la gare Matabiau) pour cette expérimentation. Nous travaillons sur une alternative à l'embarquement des vélos dans les trains et souhaitons favoriser les services en gare, en partenariat avec le Conseil général, Tisséo et la ville de Toulouse », explique l'élu. Des flottes de vélos, du gardiennage, des ateliers de réparation vont donc fleurir sur la ligne Toulouse-Castres. Si l'expérience est concluante, elle sera étendue à l'ensemble du réseau Midi-Pyrénées.

Publié le 27 mai 2008 à 09h26 | Auteur : J.-L. D.-C.

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