DOSSIER:BIRMAN rêves sous surveillance

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DOSSIER:BIRMAN rêves sous surveillance

Message par avec-amour-et-paix le Sam 3 Mai - 12:54

Manon Ott & Grégory Cohen « Birmanie, rêves sous surveillance »



L’exposition Birmanie, rêves sous surveillance est le fruit d’un travail photo réalisé entre 2004 et 2007 en Birmanie et sur la frontière thaïlando-birmane où vivent de nombreux réfugiés birmans. Les auteurs et photographes - Manon Ott et Grégory Cohen - livrent ici leurs regards sur la situation politique et sociale birmane, sur cette société marquée par plus de quarante années de dictature. Une attention particulière est donnée à ceux qui, à leur manière, résistent au quotidien contre ce système oppressif (journalistes, artistes, moines…).
L’ensemble du travail est publié dans le livre Birmanie, rêves sous surveillance aux éditions Autrement (Collection photo – Monde). Le livre est préfacé par Jane Birkin et Robert Ménard (Reporters sans frontières).
En parallèle de ce livre, un cycle d’évènements et d’expositions “Birmanie, rêves sous surveillance” aura lieu en 2008 et 2009 à Paris et à travers la France.

Septembre 2003.
Suite à quelques lectures nous ayant marqués, nous partons en Birmanie, réaliser l’un de nos premiers reportages. Nos intentions étaient alors de faire des images pour témoigner et susciter une prise de conscience des violations des droits de l’homme par le régime militaire birman.
Pourtant, ce reportage peine à aboutir. Tout semble mis en scène pour donner l’illusion d’un décor paisible ; celui du « pays aux mille pagodes ». Un certain nombre de lieux et de régions sont interdits d’accès aux étrangers : les abords de la maison d’Aung San Suu Kyi, les bidonvilles aux alentours de Rangoon ou encore les « zones de conflit » avec les minorités ethniques. L’envers du décor n’apparaît donc qu’à de rares occasions.
Au fil des rencontres et en multipliant les séjours en Birmanie, nous comprenons que loin de résister dans la passivité face à l’oppression de cette junte militaire au pouvoir depuis 1962, une « résistance déguisée » s’organise chaque jour.
Avec quinze noms de plumes différents et un recours constant aux figures de style, Ludu Sein Win multiplie les subterfuges pour contourner la censure. Il refuse de céder à la peur, mais il admet que ce sont parfois ses libertés les plus « intimes » qui lui échappent. « Ils voudraient même contrôler nos pensées ».
Au quotidien, c’est aussi contre l’absurdité, que les auteurs sont contraints de se battre. Tableau interdit pour avoir utilisé de manière excessive la couleur rouge, condamnation à sept ans de prison des Frères Moustache pour avoir ironisé sur la corruption des forces de l’ordre au cours d’un spectacle. Par ces mesures coercitives, la junte espère décourager tout esprit de dissidence.
Pourtant, à y regarder de plus près, entre les lignes ou en privé, un certain nombre d’attitudes et d’actions sont l’expression d’un non-conformisme politique. Aussi épars et anodins qu’ils puissent sembler, ces comportements n’en sont pas moins des signes de courage et d’insoumission. Le signe que, peu à peu, la dictature se fissure.
Ce sont donc ces cultures que le pouvoir démantèle mais qui renaissent, ces histoires de vie détournées mais pas détruites et ceux qui à leur manière résistent au quotidien qui retiennent notre attention. Nous oublions peu à peu notre désir de témoigner d’une situation politique pour privilégier l’aspect humain et personnel du vécu sous dictature.
En même temps que notre itinéraire en Birmanie est guidé par ces rencontres, nous déambulions dans les rues de Rangoon à la recherche de scènes et d’indices, de regards et d’attitudes qui exprimeraient notre propre ressenti vis à vis de ces histoires birmanes. Plutôt que de chercher à « capter la réalité », nous lui extirpons ce que nous en ressentons en la regardant. Les évènements
ne sont pas spontanément signifiants. Comme un jeu de cartes discrètement jeté au sol, ils prennent leur sens parce que le regard se prolonge sur eux et s’y arrête en les photographiant.
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Message par avec-amour-et-paix le Sam 3 Mai - 12:56

Les J.O et le conflit sino- tibétain

Pour que les troubles au Tibet administratif actuel et dans les provinces limitrophes menacent vraiment les jeux olympiques de Pékin, il faudrait qu’ils durent, prennent de l’ampleur et s’étendent. Il faudrait de plus que ces événements se passent sous les caméras et soient mondialement médiatisés.

CELA parait hautement improbable surtout que le Dalaï Lama en exil depuis 50 ans est partisan du dialogue, de la non violence et ne demande pas l’indépendance du pays du toit du monde. Il y a donc plus de chances que l’on assiste à un scénario à la birmane et que la révolte des robes safran quitte rapidement, au Tibet également, la une de l’actualité. On devrait donc, comme souvent, assister à des déclarations indignées, des actions symboliques ou individuelles permettant de se donner bonne conscience vis-à-vis de la défense des droits de l’homme à bon compte. En effet dans les circonstances économiques et financières actuelles, une crise avec la Chine serait pour le capitalisme mondial prendre un risque inconsidéré. On peut certes le regretter, mais il faut le constater.

Sur le fond du dossier- c’est à dire sur l’appartenance du Tibet à la Chine, que nous révèle objectivement l’histoire ? Que le Tibet a été indépendant avant de s’inclure de lui-même dans le monde chinois. Il l’a fait dans une démarche spirituelle pacifiste, véritable rupture avec un passé guerrier de ce peuple rattaché au groupe linguistique tibéto-birman.

Le Tibet qui couvre les 2 300 000 km2 du plateau tibétain (à une altitude moyenne de 4 200 mètres), est historiquement distinct de la Chine. La Chine et le Tibet ont été des ennemis du 2ème siècle av JC jusqu’au 13ème siècle. L’avantage était alors plutôt tibétain. Les deux pays ont été ensuite envahis par les Mongols, ce qui allait tout changer. Au 8ème siècle cependant, alors que l’empire (tibétain) Yarlung était à son apogée, le Tibet contrôlait la Route de la soie et exigeait un tribut de la part de la dynastie chinoise Tang. Au 13ème et 14ème siècle, l’Empire mongol conquérait la Chine et acceptait la soumission du Tibet sans l’envahir. Pendant la dynastie chinoise Ming (1368-1644), le Tibet était dirigé indépendamment par les dynasties tibétaines Pagmodru, Rinpung et Tsangpa.

Dans la deuxième moitié du 17ème siècle, la Chine était de nouveau conquise par des étrangers, cette fois par les Mandchous qui installent la dernière dynastie. Pendant ce temps, de 1642 à 1682, le Tibet était dirigé indépendamment par le cinquième Dalaï Lama, qui bâtit le palais du Potala et démilitarisa peu à peu le pays. C’est le tournant d’un Tibet guerrier vers un Tibet spirituel. Autour des années 1650, afin de ne plus avoir à maintenir une armée, il négocia une alliance de protection avec l’empereur Mandchou. La Chine considère donc que le Tibet est devenu chinois de son propre gré. Mais accepter une tutelle politique n’est pas renoncer à ses spécificités religieuses et culturelles. Le protectorat est devenu colonie et surtout colonie de peuplement au nom de l’idéologie marxiste.

Depuis l’invasion communiste de Mao d’il y a 50 ans, le Dalaï Lama actuel a mené le peuple tibétain dans une résistance non violente à l’occupation chinoise du Tibet. Mais il n’est plus sur le terrain et l’oppression religieuse et politique a continué avec une substitution de population rendue irréversible avec la création de la ligne ferroviaire Pékin Lhassa. Un certain Hu Jintao participera à la cérémonie d’ouverture en juillet 2.006. Il a été l’impitoyable gouverneur chinois du Tibet, entre 1988 et 1992. Le président en poste jusqu’en 2012 connaît bien la situation tibétaine, il a dirigé la répression de 89. Sans doute est-il étonné par la violence d’une révolte sans préavis qui s’est de plus étendue à trois provinces. Avec toute la direction chinoise, le numéro un du PC croyait sûrement le Tibet pacifié par des investissements massifs et la main ferme de son proconsul, Zhang Qingli. On sous-estime toujours la volonté des peuples à vouloir rester eux-mêmes.

L’appel à un dialogue direct lancé par le Dalaï-lama reste pour le moment sans effet sur l’intransigeance de Pékin. La diplomatie chinoise a exclu toute entrevue prochaine entre le président chinois et le Prix Nobel tibétain, invariablement accusé de séparatisme et de double langage. Le chef des Tibétains en exil « doit renoncer à ses projets d’indépendance pour le Tibet, stopper ses activités sécessionnistes et reconnaître que le Tibet appartient à la République populaire de Chine », a fait savoir Qing Gang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

La Chine ne croit pas dans les déclarations apaisantes du prix Nobel de la paix de toute évidence très modéré. Dans le scénario tibétain cependant, la rencontre aurait lieu « dans quelques semaines, dans quelques mois », une fois retombée la révolte. Les contacts ont cessé l’été dernier lorsqu’à la fureur des Tibétains l’État-parti chinois a imposé d’avoir le dernier mot dans la sélection des lamas, dignitaires considérés comme la réincarnation de leurs prédécesseurs. Derrière cette intrusion du parti dans la théocratie tibétaine, la volonté de contrôler la hiérarchie religieuse est évidente : les lamas, « bouddhas vivants », auront une voix déterminante dans le choix du successeur du dalaï-lama, âgé de 72 ans et que l’on dit malade. Pékin n’attend rien d’autre que sa disparition. La chine joue le temps également dans le cadre de ses J.O et le temps parait bien jouer en faveur de la Chine.

Patrice Zehr

Mis en ligne le 12 avril 2008

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Re: DOSSIER:BIRMAN rêves sous surveillance

Message par avec-amour-et-paix le Lun 5 Mai - 12:23

La Birmanie balayée
Par Alain KURAS-ARMAND (avec Reuters)
leJDD.fr
>> Plus de 300 personnes - 351, selon le bilan donné par la télévision officielle birmane - ont été tuées lors du passage, samedi, du typhon de catégorie 3 "Nargis" dans la région du delta d'Irrawaddy. Les rues de l'ancienne capitale, Rangoon, étaient jonchées de voitures renversées, d'arbres déracinés et de débris divers provenant de bâtiments endommagés.


"Une véritable zone de guerre." C'est en ces termes qu'un diplomate en poste dans l'ancienne capitale décrit la situation dans un courriel adressé au bureau de Bangkok de Reuters. "Les arbres barrent toutes les rues, les poteaux électriques sont par terre, les hôpitaux dévastés et l'eau potable est devenue rare". Un responsable du gouvernement en poste à Nyapyidaw, la nouvelle capitale située à 390 km plus au nord, a évalué à plus de 300 le nombre de morts.

La BBC, citant la télévision d'Etat birmane MRTV, parle quant à elle de 243 tués et de plus de 20000 habitations détruites. Par la suite, MRTV a cité le chiffre de 351 morts, dont 19 à Rangoon et 222 dans le delta d'Irrawaddy, la région la plus touchée. D'après la presse officielle de l'ancienne capitale, un bâtiment sur quatre est toujours debout après le passage de "Nargis" à Laputta et Kyaik Lat, deux localités situées dans le delta rizicole et accessibles principalement par bateau.

"Cela m'a rappelé Katrina"

A Rangoon, de nombreuses toitures se sont envolées, y compris sur des bâtiments paraissant solides, laissant entendre l'étendue des dégâts dans les bidonvilles de la périphérie de cette mégapole de cinq millions d'habitants. Les humanitaires étrangers, dont les mouvements sont restreints par la junte militaire au pouvoir, n'ont pas réussi à se rendre dans de nombreux quartiers déshérités pour évaluer les dégâts. "Je n'avais jamais rien vu de pareil", a déclaré à Reuters, un ancien fonctionnaire du gouvernement à la retraite. "Cela m'a rappelé l'ouragan 'Katrina' en Louisiane".

Bien que le soleil ait fait sa réapparition dimanche matin, l'ancienne capitale birmane est toujours privée d'eau et d'électricité. "Il est très difficile de dire quand nous pourrons rétablir l'alimentation (en électricité). Nous devons encore évacuer les débris", a déclaré un responsable de l'agence nationale de l'électricité. Les experts en catastrophes naturelles des Nations unies estiment qu'il faudra plusieurs jours pour connaître l'étendue réelle des dégâts provoqués par le passage du cyclone dans un pays dirigé depuis 1962 par une junte militaire qui communique très peu. Le bilan risque de s'alourdir à mesure que les autorités pourront établir un contact avec les villes et villages situés le long de la côte où les services météorologiques avaient annoncé une montée de 3,5 mètres du niveau des eaux. Selon les médias officiels, quatre bateaux ont coulé dans le port de Rangoon.

Les Nations unies ont proposé leur aide mais aucune réponse n'est pour le moment venue de la junte birmane. Dernière inconnue: les répercussions de "Nargis" sur la tenue du référendum constitutionnel controversé voulu par l'armée, et en principe prévu le 10 mai. Le typhon se dirige désormais vers le nord de la Thaïlande où il provoque déjà de fortes pluies.

rose

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Re: DOSSIER:BIRMAN rêves sous surveillance

Message par avec-amour-et-paix le Lun 12 Mai - 19:24

Birmanie : un premier avion américain chargé de vivres atterrit à Rangoun
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 12.05.08 | 18h13
AFP/Sergent Andres Alcaraz
Des vivres transportés par l'avion militaire américain arrivé à Rangoun, lundi 12 mai.
Retrouvez l'intégralité du "Monde" en HTML.

Les autorités birmanes ont revu à la hausse le bilan du passage du cyclone Nargis, annonçant, lundi 12 mai, que 31 938 personnes ont été tuées et 29 770 sont portées disparues. De leur côté, les Nations unies et les Etats-Unis, qui estiment que le bilan s'élève déjà à 100 000 morts, ont pressé la junte militaire birmane de faciliter sans tarder l'arrivée de l'aide étrangère.


Pour la première fois, les autorités ont autorisé un avion militaire américain transportant plus de douze tonnes d'aide à atterrir à Rangoun. "Soyons optimistes et espérons que ce C-130 sera le premier d'une longue série", a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis à Bangkok, Eric John.


Washington, qui en contrepartie a assoupli les règles de transferts de fonds individuels vers la Birmanie, serait prêt à envoyer deux avions supplémentaires dès mardi, ainsi que des navires et des hélicoptères dans la zone sinistrée du delta de l'Irrawaddy. Il ne manquerait plus que le feu vert des militaires birmans. Par ailleurs, le premier avion cargo de Médecins sans frontières (MSF), transportant 34 tonnes de matériel d'assistance, est également arrivé à Rangoun, lundi.

LES OPÉRATIONS NE RÉPONDENT QU'À 10 % DES BESOINS


Pour l'ambassadeur américain Eric John, il est indispensable que "nous, et la communauté internationale, soyons autorisés à aider les victimes de cette horreur inimaginable". Si le rythme d'arrivée des secours étrangers s'est légèrement accéléré depuis dimanche, il reste bien en deçà des besoins de survivants. Pour l'instant, une cinquantaine d'humanitaires étrangers attendent toujours à Bangkok l'autorisation d'entrer en Birmanie. "En fait, très peu de visas ont été accordés", a constaté Catherine Bragg, directrice adjointe du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU. Selon les Nations unies, les opérations de secours ne permettent de répondre qu'à 10 % des besoins en eau potable, vivres et matériels des populations sinistrées.

Mais le rare geste d'ouverture de la junte birmane vis-à-vis des Etats-Unis laisse présager une accélération des opérations de secours. "La dernière fois que l'on a assisté à l'envoi d'une aide importante des Etats-Unis en Birmanie remonte aux années 1970 et 1980, et il s'agissait d'un programme antidrogue", rappelle le chercheur pour Human Rights Watch, Dave Mathieson, cité par l'AFP.

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Re: DOSSIER:BIRMAN rêves sous surveillance

Message par avec-amour-et-paix le Mer 10 Sep - 6:21

La rumeur de grève de la faim d'Aung San Suu Kyi s'amplifie

Jeudi 28 août 2008
La rumeur selon laquelle l'opposante birmane Aung San Suu Kyi aurait entamé une grève de la faim se propage dans toute la Birmanie. Malgré le démenti d'un responsable de la junte militaire.

Depuis le 15 août dernier, l’icône démocratique, chef de file de l’opposition, n’accepte plus les colis de nourritures que des membres de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, lui déposent devant le portail de sa villa de la rue de l’Université, en plein cœur de Rangoon, comme c’est le cas chaque semaine depuis sa dernière assignation à résidence.

http://www.france24.com/fr/20080828-aung-san-suu-kyi-greve-faim-birmanie-gouvernement-prix-nobel
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Re: DOSSIER:BIRMAN rêves sous surveillance

Message par alpha le Dim 28 Sep - 8:04

Birmanie
Le plus ancien détenu politique est libéré


À quelques jours du premier anniversaire de la répression qui a suivi la Révolution de Safran, le soulèvement des moines bouddhistes en Birmanie (Myanmar), le journaliste U Win Tin, le plus ancien détenu politique de ce pays a été libéré aujourd'hui.

Depuis le coup d'État de septembre 1988, ce pays de 54,3 millions d’habitants est gouverné par une dictature militaire. Le plus haut dirigeant de la junte, Than Shwe, a commandé en 2003 le réemprisonnement de Aung San Suu Kyi, l'opposante au régime totalitaire, et prix Nobel de la paix.

La libération du journaliste de 79 ans U Win Tin emprisonné depuis 1989 survient le même jour de la libération de 9002 détenus qui, selon le quotidien officiel New Light of Myanmar, ont été libérés «pour leur permettre de participer aux élections promises en 2010».

Interrogé à son domicile par de journalistes, U Win Tin a déclaré: «Je vais continuer à faire de la politique, car je suis un homme politique. Et je n’ai pas signé le document 401 qui m’aurait obligé à abandonner ce rôle. Dès aujourd’hui, je vais continuer à soutenir Aung San Suu Kyi et la Ligue nationale pour la démocratie. J’ai bientôt 80 ans, mais je ne vais pas arrêter. (...) J’ai appris ma libération d’un officiel ce matin, mais je n’avais pas confiance. La dernière fois, on m’avait fait la même promesse, mais je n’avais pas été libéré. C’est pour cela que j’ai refusé d’enlever mon costume de prisonnier», rapporte Reporters sans frontières (RSF).

Huit journalistes sont toujours emprisonnés en Birmanie, selon RSF, dont Aung San Suu Kyi et Zaw Thet Htwe, journaliste actuellement jugé au sein même de la prison d’Insein où a été emprisonné durant 19 ans U Win Tin.
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Re: DOSSIER:BIRMAN rêves sous surveillance

Message par avec-amour-et-paix le Ven 14 Nov - 10:44

Vingt ans de prison pour le blogueur Nay Phone Latt, deux ans pour le poète Saw Wai


Reporters sans frontières et la Burma Media Association sont révoltées par la condamnation à vingt ans et six mois de prison du jeune blogueur Nay Phone Latt. Le poète Saw Wai a, quant à lui, été condamné à deux ans de prison pour avoir publié un poème crypté sur le général Than Shwe.

"La junte militaire a décidé de punir avec une sévérité sans limites un jeune Birman pour le simple fait d’avoir utilisé Internet. C’est un verdict écoeurant qui vise à effrayer tous les Birmans cherchant à s’échapper par le Web au contrôle ubuesque sur l’information imposé par la dictature. Nous appelons à la libération immédiate de Nay Phone Latt. Saw Wai paye de son côté son impertinence et son courage de poète engagé", ont affirmé les deux organisations.

"Il est aujourd’hui urgent que les blogueurs du monde entier témoignent de leur solidarité avec Nay Phone Latt, en affichant sur leurs blogs sa photo et en s’adressant aux ambassades de Birmanie à travers le monde pour demander sa libération. De même, nous appelons les écrivains à défendre leur collègue Saw Wai, emprisonné pour un simple poème", ont-elles déclaré.

Le 10 novembre 2008 dans la matinée, un tribunal spécial réuni au sein de la prison d’Insein a condamné Nay Phone Latt à vingt ans et six mois de prison. La juge Daw Soe Nyaam a énoncé trois peines : deux ans pour violation de l’article 505 (b) du code pénal qui punit la "diffamation de l’Etat", trois ans et six mois pour violation de l’article 32 (b) du Video Act et enfin quinze ans de prison pour violation de l’article 33 (a) de l’Electronic Act.

La mère du blogueur, Daw Aye Than, a déclaré : "Je pensais qu’il serait condamné à dix ou douze ans de prison, mais je ne m’attendais pas à une telle peine. Les autorités ont été trop cruelles à son encontre." Elle n’a pas été autorisée à assister au procès de son fils. Et l’avocat du blogueur a été lui-même emprisonné pour avoir critiqué certains pratiques de cette cour spéciale.
(JPEG)
Le poème de Saw Wai

Par ailleurs, le poète birman Saw Wai a été condamné par la même juge à deux ans de prison pour avoir publié un poème de la Saint-Valentin contenant un message codé critiquant le chef de la junte. Le poème intitulé "14 février" a été publié dans l’hebdomadaire populaire Achit Journal (Love Journal). Lus verticalement, les premiers mots de ce poème en birman forment la phrase "Le généralissime Than Shwe est fou de pouvoir". Connu pour ses poèmes romantiques, Saw Wai a été arrêté le 22 janvier 2008 par des militaires, au lendemain de la publication du poème.

Nay Phone Latt, âgé de 28 ans, a été inculpé le 7 juillet 2008, après avoir été interpellé le 29 janvier à Rangoon. Il était en possession d’une vidéo interdite par la junte militaire au pouvoir. Nay Phone Latt est propriétaire de deux cybercafés à Rangoon. Il tient un blog (http://www.nayphonelatt.net/) sur lequel il témoigne de la difficulté que rencontre la jeunesse birmane pour s’exprimer, notamment depuis les manifestations de l’automne 2007. Il a été arrêté avec plusieurs militants de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), qui ont été relâchés quelques heures plus tard.

Il souffre d’un problème aux yeux, mais les autorités de la prison l’empêche de consulter un médecin.


Reporters sans frontières défend les journalistes emprisonnés et la liberté de la presse dans le monde. L'organisation compte neuf sections nationales (Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Espagne, France, Italie, Suède et Suisse), des représentations à Bangkok, Londres, New York, Tokyo et Washington, et plus de 120 correspondants dans le monde.

© Reporters sans frontières 2008
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