Plaidoyer pour un nouveau préambule de la Déclaration des droits de l’Homme.

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Plaidoyer pour un nouveau préambule de la Déclaration des droits de l’Homme.

Message par avec-amour-et-paix le Ven 18 Avr - 15:55

Plaidoyer pour un nouveau préambule

de la Déclaration des droits de l’Homme.



L’esclave est vendu par un marchand. Le salarié n’est pas vendu, il se vend lui-même. Malgré des différences de conditions d’existence, dans le salariat, comme dans l’esclavage, il y a toujours achat d’une force humaine de travail. L’abolition de l’esclavage n’a pas aboli la servitude.

Quelle est cette liberté qui consisterait, non plus à être vendu par un tiers, mais à se vendre soi-même ? La vraie liberté est de ne pas avoir à se vendre. De rester maître de soi-même sans être contraint de se placer sous la dépendance d’un autre. De ne plus consentir à la servitude par état de nécessité. Se vendre, ce n’est plus s’appartenir, c’est abandonner son libre arbitre.

Le Code du travail définit le salariat comme un rapport de subordination. Or, la subordination est servitude. Le salariat nous oblige à produire des biens et des services qui, souvent, ne relèvent pas de l’intérêt général. Le salariat, c’est la non démocratie dans l’entreprise. Le salariat fait obstacle à la satisfaction des besoins fondamentaux des êtres humains, par l’imposition de quotas ou les destructions massives de richesses au nom du profit.

Un seul exemple, au Nord, contre un salaire, nous fabriquons des armes utilisées pour réprimer au Sud les émeutiers de la faim. Emeutes de la faim provoquées par la destruction planifiée de stocks de nourriture. Destruction organisée dans le seul but de maintenir les prix, de maintenir les profits monétaires d’une minorité de privilégiés.

Cela se fait dans le silence des populations du Nord. Silence entretenu par l’ignorance de ce qu’est la monnaie :

« Vous comprenez, si les profits baissent, où allons nous trouver l’argent pour payer vos salaires ? »

« Ah oui, c’est vrai, c’est comme ça, c’est malheureux, mais comment faire autrement ? »

C’est ce consentement volontaire qui donne ce sentiment d’un contrat librement établi entre le vendeur et l’acheteur. Tant qu’elles ne sont pas abolies, les servitudes, à chaque époque, semblent toujours obéir à des lois naturelles. L’éducation et l’habitude avaient forgé en leur âme une sorte d’irresponsabilité par impuissance de conscience (un descendant de négrier).

Tout changement suppose des connaissances nouvelles sans lesquelles les consciences ne peuvent évoluer. La remise en question de la centralité de la Terre, affirmée par la Bible, provoqua la remise en question de l’Eglise et la désacralisation du pouvoir royal. La monarchie s’écroula.

De même, la remise en question de la centralité apparente de la monnaie, affirmée par la science économique orthodoxe, provoquera la désacralisation de la monnaie et la remise en question du pouvoir des banquiers.

Conséquemment, personne ne pourra plus croire que les profits monétaires viennent des marchandises produites dans les entreprises. L’argent des salaires et des profits ne provient que des banques qui, seules, ont le pouvoir de création monétaire. Oui, l’argent est constitutif du profit monétaire, mais par nature, il est matériellement extérieur au produit vendu. La monnaie exprime la valeur marchande d’un produit, mais la monnaie n’est pas le produit.

A l’instant précis de l’achat, marchandise et monnaie se rencontrent, mais venant chacune de deux origines fort distinctes. C’est le temps de l’échange différent de celui de la production.

Les kilomètres expriment la mesure d’une route. Mais en aucun cas cette mesure n’est la route. De même, la photo d’un objet ne peut être confondue avec l’objet proprement dit.

Dans la banque, et seulement dans la banque, se trouve l’origine de toute création de monnaie, et nulle part ailleurs. Dans le cas contraire, on a à faire à des faux-monnayeurs. Les banquiers créent la monnaie ex nihilo, avec de simples lignes d’écritures sur ordinateur. La monnaie, c’est des chiffres et des lettres constitués à plus de 90 % d’électrons. En terme de matières premières, d’énergie, de main d’œuvre, la monnaie est quasiment gratuite.

La monnaie depuis presque cent ans n’est alignée sur aucun métal précieux, sa seule valeur est celle que les hommes veulent bien lui accorder. Si l’or est rare, la monnaie peut ne pas l’être, la pénurie monétaire est sciemment entretenue. Le dollar est roi car étant la monnaie du plus grand complexe militaro industriel de la planète. Les intérêts pris par les banquiers n’ont aucune raison d’être, si ce n’est, l’intérêt, pour eux, de nous faire travailler pour accroître leur profit. Conservons la monnaie pour faire pacifiquement circuler les richesses. Payer vient de pacare, faire la paix…Il faut un service public pour une monnaie sans intérêts.

La double face de la monnaie doit être révélée, derrière sa face visible, celle du lien social, se cache la face invisible, arme de domination massive qui réduit en servitude les êtres humains. Au nom des intérêts de la dette, il faut toujours travailler davantage. Pas de travail, pas d’argent, pas d’argent, pas de logement, pas de nourriture…

Les entreprises guidées par le profit bafouent quotidiennement l’intérêt général. La recherche du profit monétaire les amenant à détruire des produits de première nécessité plutôt que d’en faire profiter ceux qui sont dans le besoin. La quête du profit amène les puissants à détruire inlassablement l’abondance au fur et à mesure qu’elle se manifeste.

L’abondance générée par le machinisme, en libérant les hommes des tâches répétitives, réduit le temps imparti à ces tâches. Cette réduction a pour conséquence immédiate la baisse des profits tirés de l’utilisation de la force de travail des salariés. En effet, le profit des actionnaires vient d’une partie de la vente des productions effectuées par les salariés.

Cette baisse est inacceptable pour les actionnaires. Le profit ne peut exister dans l’abondance pour tous. Pour rendre invisible l’abondance, pour faire accepter ce système injuste, pour se distinguer coûte que coûte du commun des mortels, les gens de pouvoir recréent inlassablement une pénurie artificielle. Cette pénurie entretient un état de nécessité. Nécessité contraignant le plus grand nombre à vendre sa propre force de travail à un maître. L’accaparement des moyens de production ne laisse la place qu’à un travail dépendant. Les libérés du temps de la production sont stigmatisés sous l’étiquette de chômeurs.

Dogmes et croyances fausses nous font croire que les profits de l’entreprise conditionnent nos salaires. La capacité de produire étant elle-même subordonnée au bon vouloir des banquiers d’accorder ou non des prêts en fonction des profits bancaires escomptés. Particulier, entreprise, Etat, sont tenus en laisse par un pouvoir d’achat, par une monnaie dont l’accès dépend des seuls intérêts des banquiers.

La liberté, c’est reprendre possession de l’héritage de savoir et de savoir-faire légué à chacun d’entre nous par le travail de nos ancêtres depuis trois millions d’années. Cet héritage appartient au patrimoine de l’humanité. Cet héritage nous est confisqué sous l’appellation de propriété privée des moyens de production. Cette confiscation nous place dans un état de nécessité, de manque, de pénurie artificiellement organisée. Cet héritage légitime pour chacun un revenu d’existence dissocié de la production marchande. La nécessaire disparition des emplois destructeurs d’hommes et d’environnement fera que le temps de travail nécessaire dans la sphère collective sera considérablement réduit.

La monnaie sans intérêts, devenue un véritable service public, sera créée en quantité équivalente aux richesses produites. La décision de travailler pour l’intérêt général relèvera d’un choix démocratique en fonction des richesses à produire, dans le respect de l’homme et de l’environnement

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Re: Plaidoyer pour un nouveau préambule de la Déclaration des droits de l’Homme.

Message par avec-amour-et-paix le Ven 18 Avr - 15:56

Proposition d’un nouveau préambule

de la Déclaration des droits de l’Homme.



1-Considérant que la force de travail, physique et intellectuelle, de l’individu est la composante essentielle de la nature humaine. Considérant que cette force de travail fait partie intégrante de la personnalité. Chacun doit en être le seul dépositaire et propriétaire. Toute personne ayant droit au libre choix de son travail, chacun disposera librement de sa force de travail, dans le respect d’autrui.

Nul ne peut l’acheter, ou s’en emparer par la ruse, par la force ou tout autre moyen contraire au libre arbitre de chacun. Nul ne peut l’en déposséder contre son gré pour en tirer profit

2-Considérant que toute avancée nouvelle, scientifique ou technologique, n’est qu’un fruit, qu’une partie infime, à un moment donné, du patrimoine culturel accumulé par les hommes depuis l’aube de l’humanité.

Considérant que le Savoir a cette particularité de pouvoir appartenir à un nombre illimité d’êtres humains, sans en déposséder aucun. Nul ne peut se prévaloir d’un savoir, s’en accaparer, et en limiter l’accès en subordonnant autrui.

Considérant que la privatisation des grands moyens de production, d’échange et de communication crée les conditions qui ne laissent pour solution, au plus grand nombre, que le recours à la servitude dans le salariat. Nul n’a le droit de privatiser ces moyens pour en tirer profit par l’achat de la force de travail d’un être humain.

Considérant que les grands moyens de production, d’échange et de communication font partie intégrante de ce patrimoine. Chacun, de la naissance à la mort, a le droit, en tant qu’héritier de ce patrimoine, à un revenu d’existence. Le temps de travail relevant de l’intérêt général est décidé démocratiquement.

3-Considérant que toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale, chacun est fondé à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité. Considérant que la monnaie est constitutive d’un pouvoir d’acheter des biens et des services qui garantissent les droits fondamentaux de la personne humaine. Considérant que ce pouvoir d’achat est subordonné au pouvoir de création monétaire. Le pouvoir de création monétaire releve de la volonté des peuples, unique fondement de l’autorité des pouvoirs publics.

Ceux qui détiennent le pouvoir de création monétaire, expression de la volonté commune, ne profiteront pas de leur fonction pour en tirer des intérêts privés, quels qu’ils soient. Nul n’a donc le droit de contraindre autrui à vendre sa force de travail au nom d’intérêts sur la monnaie, intérêts contraires à l’intérêt général.

4-Considérant que les intérêts sur la monnaie, conjugués au salariat, constituent un système qui organise le commerce des êtres humains, mis en situation de vulnérabilité, en vue de tirer profit de leur force de travail.

Considérant que le système de création monétaire avec intérêts, associé au salariat, constitue l’obstacle majeur à la satisfaction des besoins garantissant les droits fondamentaux du plus grand nombre.

Les intérêts sur la monnaie, le salariat, sont abolis.

Avec l’abolition de l’esclavage et du servage, nous sortons enfin de l’Ancien Régime par l’abolition du salariat, la dernière des servitudes. Le commerce des êtres humains, définitivement aboli, inaugure l’avènement de la démocratie économique qui ouvre la voie à la démocratie politique. 14-04-08



Alain Vidal « Libérons La Monnaie » groupe de Nantes et du Pellerin

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